Je ne te condamne pas non plus (2/4)

Moïse a ordonné dans la loi

La loi de Moïse, il est vrai, réclamait la mort de toute personne qui avait commis un adultère  (note 4). Dieu ne voulait pas qu’au sein de la nation qui Le représentait sur la terre, des hommes et des femmes mentent, se trahissent et violent les vœux du mariage. La peine encourue peut nous paraître aujourd’hui excessive mais elle nous montre l’importance accordée par Dieu à la vérité, à la loyauté et au respect des promesses par lesquelles nous nous engageons.
Jésus est venu sur terre à la fois pour rappeler les lois divines et pour montrer que personne ne peut les satisfaire entièrement. C’est le mariage, mais aussi l’ensemble des relations sociales qui sont concernés par ces exigences, tels le respect de la vie et des biens d’autrui, la véracité des témoignages, l’honneur dû aux parents et l’amour du prochain. Et, par-dessus tout, il est demandé à chaque homme d’adorer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée  (note 5). Parce que cette loi ne peut être parfaitement respectée, Jésus est venu nous proposer le pardon au prix de Sa propre vie offerte à la croix  (note 6). Mais ce message de grâce et de vérité ne plaisait pas au clergé de l’époque.

Note 4
Exode 20 : 14 : Tu ne commettras pas d'adultère.
Lévitique 20 : 10 : Si un homme commet l'adultère avec la femme d'un de ses compatriotes, les deux coupables doivent être mis à mort.
Note 5
Deutéronome 6 : 5 : Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.
Note 6
Romains 3 : 10 : L'Écriture le déclare : Il n'y a pas d'homme juste, pas même un seul.
Romains 3 : 20 : Car personne ne sera reconnu juste aux yeux de Dieu pour avoir obéi en tout à la loi ; la loi permet seulement de prendre connaissance du péché.
Galates 3 : 11 : Il est d'ailleurs clair que personne ne peut être rendu juste aux yeux de Dieu au moyen de la loi, car il est écrit : Celui qui est juste par la foi, vivra.

Ils disaient cela pour lui tendre un piège

Par leur question, les maîtres de la loi et les pharisiens placent Jésus devant un dilemme. S’Il approuve leur point de vue, Il contredit Son discours empreint de pardon  (note 7). S’Il s’oppose à leur argumentation, Il se met en contradiction avec la loi de Moïse et ne peut se prétendre l’envoyé de Dieu  (note 8). D’un côté comme de l’autre, le peuple serait le témoin de ces contradictions et les religieux de tous bords en sortiraient vainqueurs.

Note 7
Marc 2 : 5 : Quand Jésus vit la foi de ces hommes, il dit au paralysé : Mon fils, tes péchés sont pardon
Note 8
Jean 14 : 9 : Jésus lui répondit : Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas encore, Philippe ? Celui qui m'a vu a vu le Père. Pourquoi donc dis-tu : Montre-nous le Père  ?

Jésus se mit à écrire avec le doigt sur le sol

Comme toujours en pareil cas, Jésus ne fait pas ce qu’on attend de Lui. Certains chercheraient à se défendre pour ne pas perdre la face, d’autres argumenteraient afin d’avoir raison, mais Lui n’essaie pas de prouver quoi que ce soit ni d’assurer Sa défense, comme nous le montrera la fin de Sa vie. Il les ignore au contraire, en se baissant pour écrire sur le sol au lieu de répondre à ceux qui L’interpellent. Toutefois, en agissant ainsi, Il leur enseigne déjà une vérité. Comme tous les Juifs, ils savent en effet que la loi a été écrite sur des tables de pierre par le doigt de Dieu  (note 9). Pour leur part, ils prétendent défendre la loi ; en face d’eux, l’Auteur de cette loi Se présente Lui-même en la personne du Fils. Ces érudits ne peuvent ignorer l’allusion de Jésus.

Note 9
Exode 31 : 18 : Lorsque l'Éternel eut achevé de parler à Moïse sur la montagne de Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu (traduction Louis Segond)