Je ne te condamne pas non plus (3/4)
Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché
Persuadés d’être dans leur bon droit, les pharisiens se font plus insistants dans leurs questions. C’est alors que Jésus se relève et s’adresse à eux en leur répondant sur leur propre terrain. En effet, la loi de Moïse décrivait avec précision les règles selon lesquelles le coupable devait être lapidé. La lapidation était l’œuvre collective du peuple, mais les témoins du délit devaient être les premiers à lever la main sur la personne condamnée. Les personnes dont la déposition entraînait la mise à mort d’autrui devaient ainsi prendre conscience de la gravité de leur acte. En effet, le faux témoignage était une abomination aux yeux de Dieu. Jeter la première pierre sur la base d’un faux témoignage revenait donc à commettre un meurtre (note 10).
Jésus se montre toutefois plus exigeant que la loi : Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre. Par cette invitation, Il ne nie pas qu’un péché a été commis, mais Il veut montrer aux accusateurs qu’ils sont tout autant coupables que la femme adultère aux yeux de Dieu (note 11). On remarquera que les plus âgés sont les plus prompts à partir, ayant peut-être plus de choses à se reprocher.
Deutéronome 19 : 18 et 19 : Les juges mèneront une enquête minutieuse : lorsqu'ils auront démontré que le témoin a menti, qu'il a faussement accusé son compatriote, vous lui infligerez la peine qu'il espérait voir appliquée à celui-ci. Vous ferez ainsi disparaître le mal du milieu de vous.
Romains 3 : 23 : Tous ont péché et sont privés de la présence glorieuse de Dieu.
Jésus resta seul avec la femme
Alors que les religieux quittent un à un la cour du temple, la femme ne cherche pas à profiter de la situation pour disparaître. Ce tableau dépeint merveilleusement la condition d’une personne qui se repent : être seul devant Dieu (note 12). Parce que cette femme se sait coupable de beaucoup de choses, elle vient de réaliser, en écoutant Jésus, qu’elle a besoin d’un Sauveur. Pas plus que les religieux, elle ne peut satisfaire la justice divine. Mais à la différence de ces derniers, elle ne cherche pas à se vanter ou à se justifier de quoi que ce soit : elle attend.
L’attitude humble de cette femme conduit Jésus à se redresser de nouveau ; elle n’a pas besoin de Le presser pour attirer Son attention car le Messie est venu pour sauver ceux qui étaient perdus (note 13). Aussi s’adresse-t-Il à elle, afin de lui demander s’il reste des accusateurs. C’est alors qu’elle répond : Personne, Maître.
Le mot grec traduit par Maître signifie littéralement « Seigneur », et il est toujours utilisé pour parler de Dieu (note 14). Alors qu’elle enfreignait quelques heures plus tôt les exigences divines, la femme montre par sa réponse qu’elle reconnaît désormais Jésus comme son Dieu. Maintenant, elle attend ce que dira Celui qui seul peut prononcer une juste sentence.
Luc 19 : 10 : Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.