Laissez Dieu vous aimer
par Carl H. Stevens
Chapitre IV
Pas de « si » avec l’amour de Dieu
De loin l’Éternel se montre à moi : je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bienveillance. (Jérémie 31 : 3)
Quand Dieu a prononcé cette phrase, la nation d’Israël adorait des idoles. Le Seigneur n’a pas dit : « Je t’aimerai si tu te mets en règle. » Il n’a pas dit non plus : « Je t’aimerai si tu arrêtes d’adorer les idoles. » Non, Dieu dit : Je t’aime d’un amour éternel. Il y a tellement de « si » au milieu de nos relations ; il y a tellement de « si » qui empêchent une guérison mentale et émotionnelle, et quelquefois arrêtent la guérison physique. Dieu ne dit pas : « Je t’aime si… ». Il dit : « Je t’ai aimé alors que tu étais encore perdu. »
Le père n’a-t-il pas aimé le fils prodigue lorsqu’il était perdu ? Ne l’a-t-il pas aimé lorsqu’il était dans un pays lointain de la même manière que lorsqu’il était à la maison ? Oui, il l’a aimé car l’amour de ce père n’a pas changé bien que son fils vécût dans le péché. Son amour a attendu patiemment de lui donner la grâce lorsque celui-ci déciderait de rentrer à la maison. Malgré ce qu’il était devenu, le fils prodigue a reçu pardon et purification. Son père lui a donné une bague, une robe, de nouvelles chaussures et a organisé une fête de bienvenue. Même le veau gras a été tué pour cette célébration (Luc 15 : 11 à 24).
Pensez à tout ce qui se passe dans notre société et aux péchés terribles qu’elle engendre aujourd’hui. Pensez aux désordres effroyables qui existent dans les familles et parmi les individus. Pourtant, la plus grande chose dont la race humaine ait besoin, c’est de comprendre à quel point Dieu l’aime. S’occuper du péché n’est pas le plus important. Le plus important est de regarder à l’amour de Dieu pour soi et celui-ci s’occupera ensuite de nos péchés. L’amour de Dieu produira un réel changement.
Répandu dans le cœur
Or l’espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. (Romains 5 : 5)
L’Esprit répand l’amour de Dieu dans le cœur, et l’amour est le fruit de l’Esprit. Quand je reçois l’amour du Seigneur, en étant attentif au fait qu’Il m’aime, la nature de Dieu commence à m’envahir. Son tempérament alors me saisit. Je ne peux pas le produire, mais je le reçois. Sa nature vient à ma rencontre et commence à communiquer et à opérer une communion avec moi. De plus, Sa nature ne pèche jamais.
Changement de direction
Pour vous, vous étiez morts par vos fautes et par vos péchés dans lesquels vous marchiez autrefois selon le cours de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre et nous nous conduisions autrefois selon nos convoitises charnelles, nous exécutions les volontés de notre chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère comme les autres. Mais Dieu est riche en miséricorde et, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos fautes, il nous a rendus à la vie avec le Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés – il nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ Jésus. (Éphésiens 2 : 1 à 6)
La façon dont vous marchez n’a pas d’importance. Dans le passé, nous marchions tous selon le cours de ce monde, nous étions tous contrôlés par le prince de la puissance de l’air, et nous étions tous des enfants de désobéissance. Mais Dieu, qui est riche en grâce et riche en miséricorde, a eu un immense amour dont il nous a aimés (Éphésiens 2 : 4). Grâce à cet amour, et parce qu’il était disponible pour nous, des changements sont intervenus. Le fait de savoir combien nous étions aimés nous a permis d’être sauvés par grâce, par le moyen de la foi en Jésus-Christ. Il est venu dans nos vies, et l’amour du Père, du Fils et de l’Esprit est devenu intime et personnel. Depuis, des torrents d’amour peuvent couler dans les cellules de notre corps chaque jour. Ce n’est pas de l’émotion humaine, c’est l’amour divin.
« Je n’ai rien fait de bon » dites-vous. Acceptez seulement l’amour de Dieu malgré ce que vous avez fait. « Je ne me sens pas spirituel » diront d’autres. Acceptez l’amour même si vous ne ressentez rien. Recevez-le et il produira non seulement l’amour, mais aussi la joie, la paix, la longanimité, la patience, la bonté divine, la gentillesse, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi.
Le joug aisé de l’amour
Venez à moi, vous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. (Matthieu 11 : 28 à 30)
Connaissez-vous Son joug ? C’est l’amour. Quand je prends Son joug sur moi, je choisis simplement de porter Son amour. Et cet amour consiste non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et qu’il a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés … Pour nous, nous aimons, parce que lui nous a aimés le premier (I Jean 4 : 10 et 19). Il n’est pas étonnant que Son joug soit aisé, il n’est pas étonnant que la connaissance de Sa personne produise le repos pour mon âme. Le Père se repose dans Son amour (Sophonie 3 : 17), je prends le joug, et je laisse Jésus m’aimer tel que je suis. Il se produit alors un changement en moi à cause de la puissance de l’amour, à cause de la dynamique de l’amour, de la foi en l’amour, de la grâce de l’amour et de la présence de l’amour. Le changement s’opère et je suis guéri.
S’aimer soi-même avant tout
Il y a un ordre dans l’amour de Dieu. Je ne peux aimer les autres si je ne m’aime pas. Je ne peux même pas aimer Dieu. Il faut avant tout que je reçoive l’amour de Dieu. Ensuite, je commence à m’aimer. Puis je me mets à aimer Dieu. Et finalement, je suis libre de vous aimer et d’aimer les autres – même mes ennemis.
Quand vous vous aimez, une nouvelle image propre, une nouvelle conscience de vous-mêmes se développe. Vous réalisez que vous êtes uniques et que vous êtes maintenant justes devant Dieu grâce à la sanctification opérée par le sang de Christ. Il n’y a plus rien entre vous et Dieu. Il n’y a plus rien entre vous et les autres. Vous êtes aimé et vous aimez dans la puissance du Saint-Esprit. Je ne parle pas d’être sentimental ou charnel, je parle de ce que la Bible dit à propos de l’amour de Dieu envers nous, nous qui sommes pécheurs.
N’est-ce pas surprenant d’entendre David dire que les compassions de Dieu sont immenses (II Samuel 24 : 14) ? N’est-ce pas surprenant que Pierre ait appelé le Seigneur le Dieu de toute grâce (I Pierre 5 : 10) et Paul le Père de miséricorde, le Dieu de toute consolation (II Corinthiens 1 : 3) ?
Dieu crie : « Abraham, tu ne m’as pas parlé pendant treize ans, mais je t’aime. » Dieu dit encore : « Jacob, tu es parti et tu as péché pendant vingt ans. Je t’aime toujours et je vais avoir recours à toi. » Dieu encourage ailleurs : « Gédéon, tu te caches et tu ne veux pas être utilisé. Je t’aime tel que tu es. Je vais calmer tes craintes et t’amener à une grande victoire. » Il dit également : « Samson, tu as échoué avec Delila, mais je t’aime. Retrouve ta puissance maintenant et détruis tes ennemis. » Il continue dans le Nouveau Testament : « Pierre, tu m’as renié et tu m’as même maudit pendant que tu me reniais. Tu m’as abandonné publiquement, mais je t’aime. Tu vas prêcher ce grand message à une grande multitude lorsque le Saint-Esprit sera descendu sur toi. » Et encore : « Paul, tu as tué des chrétiens. Tu as assisté à la lapidation d’Étienne. Mais, je t’aime. Je te sauve et je vais t’utiliser puissamment parmi les Gentils. »
Dans Jean 13 : 1, la Bible dit qu’Il les aima jusqu’au bout. Qu’est-ce que cela signifie au bout ? Cela signifie que rien n’a pu modifier Son amour envers Ses disciples. Ils ont échoué, ils l’ont renié, ils l’ont abandonné quand Il avait le plus besoin d’eux, mais cela n’a pas modifié Son amour. Il les a aimés jusqu’au bout, et Il nous aimera - vous et moi - jusqu’au bout.